Les 13 jurés littéraires – ou comment se faire justice en tant que lecteur

Vendredi soir, le 17 janvier 2020, le cercle de lecture de la DFGL s’est retrouvé pour sa première session mensuelle de l’année, comme d’habitude, à la librairie internationale ‚Polylogue‘ de Leipzig-Plagwitz, Merseburger Straße 47, pour discuter un livre, pour boire et manger et …. fêter l’anniversaire de la libraire.

Cette fois-ci les discussions qui tournaient autour du septième roman de Tanguy Viel, au titre de „Article 353 du code pénal“ (éditions du minuit) , étaient particulièrement vives et controversées.

La structure du roman est assez simple: il s’agit d’un long monologue d’un quinquagénarie breton et père d’un fils adolescent, ayant perdu son emploi, qui se retrouve devant le juge d’instruction pour avoir tué un frauduleux promoteur immobilier et qui essaye d’expliquer à l’homme de la loi comment il a pu en arriver là.

Dans un besoin de se faire comprendre, le protagoniste sonde crûment son for intérieur, ses faiblesses, ses erreurs et ses échecs et arrive à ébranler les certitudes de son enquêteur (et celles des lecteurs!) pour qui les limites à priori clairement trassées entre le délinquant et la victime, entre le pardonnable et le reprochable, deviennent de plus en plus floues.

Pour résumer le débat passionné de la soirée on pourrait reprendre ces mots de l’accusé:

Les gens comme moi, ils ont besoin de logique, et la logique voudrait qu’un gars méchant soit méchant tout le temps, pas seulement un tiers du temps. Peut-être c’est même pire que cela, ….. peut-être ça n’existe pas, le mal vraiment, le mal inscrit sciemment au fond de soi, peut-être il y a toujours quelque chose en vous qui le justifie ou l’absout ou l’efface … .“

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